Elodie Schenk et Baptiste Galea sont revenus de Berne le 10 février dernier avec une magnifique médaille de bronze autour du cou. En prime, le duo a décroché également le très convoité prix du public au prestigieux concours du Cuisinier d’Or ! Pour la cheffe du Tourbillon et son commis, c’est une consécration : « Nous avons tout donné. Nous nous sommes entraînés assidûment durant de longs mois. C’est un résultat extraordinaire qui rejaillit sur toute l’équipe du restaurant. Pour Baptiste, cette mise en lumière est une formidable chance. Ce résultat devrait lui ouvrir les portes vers un brillant avenir ». Un avenir que Baptiste imagine déjà sur les routes du monde. Après son apprentissage, il rêve de parfaire son art en Asie.

Un sacre après l’autre
Pour la jeune cheffe, habituée des concours et distinctions, ce sacre n’est de loin pas le premier. En novembre dernier, le Tourbillon a obtenu le prix de la cuisine locale offert par Genève Terroir au concours de la restauration durable à Table. De quoi faire briller un restaurant pas comme les autres. L’établissement, fondé par la Croix-Rouge genevoise, présente la particularité de mêler excellence culinaire et engagement social à travers l’insertion professionnelle des jeunes en difficulté en misant sur l’écoute et la bienveillance. Alors, montrer qu’on peut arriver au firmament de la gastronomie en se battant est un bien bel exemple, susceptible de susciter des vocations. Une prouesse également pour Élodie qui gère à la fois la cuisine et s’occupe de formation.

Des mets ciselés à la perfection
Mais revenons aux fabuleux mets que nous avons eu le privilège de déguster le 20 février dernier lors d’une soirée spéciale à guichet fermé, le restaurant n’étant ouvert le soir que sur réservation pour des événements spéciaux. On a craqué pour ce sandre translucide serti d’une croûte d’herbes et escorté d’une kyrielle de légumes en différentes textures, avec un coup de cœur pour cette tartelette surmontée d’un tartare de betterave et d’un pimpant chutney au pamplemousse. On a adoré le filet de bœuf tendre à souhait, marié au rutabaga, à la courge butternut, au chou-fleur et à ce surprenant champignon pom pom. Quant au truffé au chocolat, allié à l’acidulé du fruit de la passion, il nous a laissés sans voix et fini de nous convaincre qu’Élodie Schenk et son équipe ont un sacré talent.
Un grand bravo également au service !
Manuella Magnin
Tous les finalistes du concours du Cuisinier d’Or ont dû préparer en cinq heures et demie, pour douze personnes, un plat de poisson et un plat de viande qui ont été présentés sur des plateaux et servis au jury sur des assiettes. Le plat de poisson, composé de sandre suisse, a été préparé avec trois garnitures végétariennes séparées et une sauce, en utilisant du céleri-rave et du cerfeuil. Le plat de viande, composé de bœuf suisse, devait être créé avec trois garnitures et une sauce, ainsi que des ingrédients tels que le genièvre et la poire.
Le concours a été remporté par João Coelho, sous-chef poisson à l’Hôtel de Ville de Crissier. La médaille d’argent est revenue à Olivier Hofer, sous-chef au Domicil Selve Park à Thoune. Élodie Schenk était la seule candidate sur le podium à être aux commandes d’un restaurant.